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Mitoyen


A l’image d’un mur Mitoyen dont il reçoit le titre métaphorique, mon travail sur Rivesaltes se situe entre la disparition et la récupération d’un passé amer mais important pour notre construction altruiste.

Comment avons-nous appelé ce terrain carcéral ? Camp Joffre, centre d’hébergement provisoire, lieu de transit, centre de regroupement familial, centre national de rassemblement, camp de concentration, camp de Rivesaltes…C’est un domaine avec plus d’une centaine de baraques, des fausses maisons sans confort sur 600 hectares de terre aride, balayée par un vent glacial en hivers et cernée par les barbelés. Je ressens ce paysage de murs comme une plaie, une brûlure humaine qui dérange notre idéal d’un monde meilleur. 

Jean-Yves Gargadennec